Affaire Justine Vayrac : ‘composition surprenante’, alibi élaboré et message post-mortem, ces derniers éléments de l’enquête sur le suspect

Dix jours après le meurtre de Justine Vayrac en Corrèze et six jours après le placement en détention préventive de Lucas, des interrogations subsistent sur la personnalité de Lucas, le suspect accusé du meurtre de la jeune femme. L’enquête révèle un garçon au « sang-froid incroyable », selon les mots d’une personne proche du dossier.

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Le jeune homme de 21 ans, selon la même source, avait visiblement commencé à travailler sur son alibi. Au point, par exemple, selon nos informations, d’envoyer un message Instagram à Justine, quelques heures après le meurtre, pour lui dire que nous sommes inquiets pour elle. Cette nuit-là, alors que plusieurs amis de la jeune fille se fâchent, Lucas dit à l’un d’eux qu’il n’a rien à voir avec sa petite amie et qu’elle est partie avec lui. Un autre garçon : c’est évidemment faux.

Parallèlement, selon les premiers éléments de l’enquête, il s’est en fait débarrassé du corps à un kilomètre de sa maison avec un engin agricole. Il a fait sommairement le ménage de sa chambre et de sa voiture dans laquelle, au petit matin, il ramène une autre fille à la maison. Il est surpris d’entendre un téléphone sonner. Il répond que c’est son téléphone professionnel.

Dans les heures qui ont suivi, le suspect a fait comme si de rien n’était. Déjeuner dominical en famille, match de foot… Lucas marque les esprits. Selon nos informations, il sera interrogé à deux reprises par la police, en tant que simple témoin, dimanche et lundi, pour ce qui reste une “disparition inquiétante”.

Seulement devant les enquêteurs de la police judiciaire, et en garde à vue, le jeune homme, acculé, a fini par avouer, brièvement, d’abord un viol avant de se rétracter, puis un meurtre, mais rien de moins. Un garçon qui, lors de l’interrogatoire, oscille entre “extrême froideur” et “moments de débordement”, nous dit-on.

L’objectif de l’enquête est maintenant de déterminer la chronologie précise des événements et de comprendre s’il peut y avoir une forme de plan criminel chez le suspect de violences sexuelles ou de meurtre. Justine était-elle en mesure d’accepter de monter dans sa voiture après être sortie de la boîte de nuit, elle qui avait dit qu’elle se sentait mal ? Les résultats des analyses toxicologiques sont attendus. Tôt ou tard, le suspect, qui a déjà été poursuivi pour l’incendie de l’entrepôt agricole d’un ancien employeur, subira également un examen psychiatrique.

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