Emmanuel Macron face à une nouvelle réalité. Mercredi, le chef de l’Etat a “pris acte” des résultats des élections législatives, qui l’ont privé de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Dans son allocution télévisée, le président a rejeté l’idée d’un gouvernement d’union nationale, promettant de “gouverner et légiférer autrement” pour trouver des “compromis” avec l’opposition. Un vide politique majeur qui sera testé à l’été avec une loi sur le pouvoir d’achat.
Emmanuel Macron a d’abord rappelé qu’il avait remporté l’élection présidentielle sur la base, selon lui, d'”un projet clair”, doté d’une “légitimité claire”. Regrettant la forte abstention aux élections législatives, il a pointé “les fractures, les divisions profondes qui traversent notre pays et qui se reflètent dans la composition de la nouvelle Assemblée”.
Il n’y a pas de gouvernement d’union nationale mais des “engagements”
Le chef de l’Etat a rappelé que la majorité présidentielle reste “la première force politique” à l’Assemblée, mais “aucune force politique ne peut faire les lois seule”. Avec une majorité « relative », Emmanuel Macron a évoqué deux options pour l’élargissement, « soit en construisant un contrat de coalition, soit en construisant des majorités texte par texte ».
Selon le locataire élyséen, les leaders de l’opposition qu’il a reçus “ont exclu la possibilité d’un gouvernement d’union nationale, ce qui n’est pas, [ses] yeux, non justifiée jusqu’à présent. “Je pense qu’il est possible de trouver une majorité plus claire et plus large pour agir”, a-t-il dit, mais a appelé à un “dépassement politique” qui répondrait à “l’aspiration”. [des Français] pour sortir des querelles politiques”. Pour cela, “il faudra clarifier la part de responsabilité et de coopération que les différentes formations de l’Assemblée nationale sont prêtes à assumer”.
Emmanuel Macron parviendra-t-il à cet équilibre ? Réponse cet été. Le chef de l’Etat a promis “des mesures d’urgence pour répondre aux besoins du pays”, avec “une loi du pouvoir d’achat et pour mieux rémunérer le travail”, “des premières décisions pour aller vers le plein emploi”, “des options fortes sur l’énergie et le climat”. ” »,« Mesures d’urgence pour notre santé »…. Des projets qu’elle exclut du financement “pour plus d’impôts ou de budget ou de dette écologique”.