le must Ce mardi 12 juillet, la NASA dévoilera les premières images du tout nouveau télescope spatial James Webb. C’est une avancée extraordinaire pour le monde scientifique qui voit enfin les premiers résultats de plusieurs années de travail. Les observations iront rapidement vers un petit système stellaire : TRAPPIST-1 pour, peut-être, envisager de découvrir la vie dans l’Univers.
C’est ! Les premières images prises par le télescope spatial James Webb (JWST) arrivent ce mardi 12 juillet. Des images qui étonneront les passionnés tant leur précision est révolutionnaire. C’est un événement que les astronomes du monde entier attendent depuis plusieurs années.
Quelles seront ces premières images délivrées par le célèbre successeur du télescope Hubble ? Une galaxie ? Un nuage de poussière cosmique ? Des planètes lointaines ? L’objectif n’a pas encore été révélé par la NASA et les paris sont faits par des chercheurs.
Le premier cliché de James Webb ne montrera probablement rien de nouveau, mais il démontrera la puissance du télescope. Il possède un immense miroir de 6 mètres de diamètre, là où celui de son grand frère Hubble ne faisait que 2,4 mètres. Le but sera de montrer les images les plus spectaculaires possibles car selon Jérémy Leconte, chercheur à l’Université de Bordeaux, “la NASA a investi beaucoup d’argent dans ce projet, le grand public doit être là aussi”.
Un travail de longue haleine
Le JWST a été lancé dans l’espace le 25 décembre par une fusée Arianne 5 depuis le centre spatial de Kourou en Guyane française. Le télescope s’est ensuite dirigé vers un point d’observation à 1,5 million de kilomètres de la Terre, en arrivant le 24 janvier. Un voyage particulièrement réussi, qui permettra à James Webb de rester sous observation pendant 20 ans au lieu des cinq ans initialement annoncés.
Le télescope James Webb observe dans le domaine infrarouge grâce à des caméras très puissantes, et directement depuis l’espace. On peut alors remonter très loin dans le passé de l’Univers, peu après le Big Bang, pour voir les premières galaxies en formation.
James Webb à la recherche de la vie
Une petite partie du ciel intéresse particulièrement ce nouveau télescope. Dans la constellation du Verseau se trouve une naine rouge appelée TRAPPIST-1 autour de laquelle orbitent sept exoplanètes (planètes qui ne tournent pas autour du soleil). “Ce système a la particularité d’être très proche de nous, à seulement 40 années-lumière, ce qui à l’échelle de la galaxie est minime”, explique Michael Gillon, chercheur à l’Université de Liège qui, avec son équipe, a découvert TRAPPISTE-1. Il y a sept ans.
Trois à quatre planètes de ce système se trouvent dans la “zone habitable de l’étoile”, ce qui signifie que de l’eau liquide pourrait se développer. “Ce système s’est imposé comme le meilleur objectif pour James Webb, en ce qui concerne la recherche d’exoplanètes, c’est même l’objectif principal”, ajoute l’astrophysicien. En fait, 25% du temps de JWST a été consacré à l’étude des exoplanètes et 11% de ce temps a été réservé spécifiquement à TRAPPIST-1.
La mission principale du télescope James Webb sera d’analyser la présence ou l’absence d’atmosphère sur les planètes du système TRAPPIST-1. “Nous espérons qu’à l’issue du premier cycle d’observation (d’ici à fin 2023) nous aurons les premières réponses à nos questions”, précise le scientifique. La présence d’une atmosphère est essentielle pour que la vie se développe sur une planète. Si une ou plusieurs planètes ont une atmosphère, le JWST analysera leur composition.
Les résultats ne sont pas encore là, mais le monde scientifique se remet de ce grand bond en avant et l’espoir de répondre à certaines des questions les plus importantes de l’humanité réside dans les images et les données fournies par ce nouveau télescope.