Après l’abolition du droit à l’avortement aux USA, le lien se resserre autour de la pilule abortive

En effet, quelques heures seulement après la décision de la Cour suprême, l’ASBL Just the Pill, qui distribue ces pilules dans plusieurs États, a trouvé près de 100 demandes de nomination supplémentaires. C’est quatre fois le nombre habituel de rendez-vous quotidiens, selon un article du New York Times.

Le terme pilule abortive recouvre en fait deux médicaments, autorisés jusqu’à la dixième semaine de grossesse. Une première qui interrompt le développement de la grossesse. Et une seconde, à prendre un jour ou deux plus tard, qui provoque des contractions pour évacuer l’ovule.

A noter que c’est la méthode utilisée dans plus de la moitié des avortements aux Etats-Unis, toujours selon le Guttmacher Institute.

Vers un “marché gris” ?

Malgré l’interdiction de l’avortement dans certains États, la pilule abortive continuera sans doute à circuler. Et pour cause, depuis le coronavirus, elle peut être envoyée par courrier, après une consultation par visioconférence ou par téléphone, du moment que la communication se déroule dans un état qui autorise l’IVG. Ainsi, il peut être pris en toute intimité, chez soi.

Cette particularité rend assez complexe toute forme de contrôle par un État anti-avortement. “Un marché gris pour la pilule abortive devrait se développer alors que les défenseurs et les patients organisent des envois difficiles à détecter vers les États où l’avortement est interdit”, indique le rapport du Washington Post.

Certains États pourraient traiter les pilules abortives comme de la contrebande

Certains États américains sont déterminés à interdire la méthode médicamenteuse. Au Texas, par exemple, il est interdit d’envoyer par la poste des pilules abortives. Expliquer comment obtenir ces pilules pourrait même devenir illégal dans certaines parties du pays, selon le Washington Post.

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