“On passe notre temps à répondre à des questions idiotes” : le départ surprenant d’Elisabeth Borne à l’Assemblée

Entourée d’une nuée de journalistes, la première ministre s’est rendue mercredi après-midi à la chambre basse pour prononcer son discours de politique générale.

Faites attention aux micros qui vous entourent. C’est un principe dont saura se prévaloir la Première ministre lors de son passage à Matignon. Alors qu’Elisabeth Borne était très attendue par les députés en forme pour son discours de politique générale ce mercredi, le chef du gouvernement a décidé de se rendre à l’Assemblée nationale entouré de certains membres de l’exécutif. Comme le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran ou encore Hervé Berville, le nouveau secrétaire d’Etat à la Mer. Lors de son déplacement entre Matignon et la chambre basse, le premier ministre est entouré de journalistes qui ont voulu en savoir plus sur son humeur. quelques minutes avant de parler. A cette question, Elisabeth Borne répond sobrement : « Sereine et concentrée ».

« Est-ce que ce jour est important ? » demande l’un d’eux. “Je pense que oui”, répondit succinctement l’hôte de Matignon. Les caméras et micros sont braqués, ce dernier considère alors que ses propos sont hors de portée de toute captation. Filmée notamment par LCI et BFMTV, elle interpelle les ministres qui la suivent et dit que c’est très drôle (…). Nous passons notre temps à répondre à des questions idiotes.

“On fait tout dans l’urgence”

Reprenant avec dérision les demandes des journalistes, Élisabeth Borne continue de les imiter : “Êtes-vous content d’être ici ?” “Eh bien, oui, sinon j’aurais pu aller au soleil…” répond-elle en couinant. Tout cela, sous les rires de ceux qui l’accompagnent. Quelques instants plus tard, Hervé Berville lui demande des précisions sur le calendrier de la fin de la rédaction du discours qu’il s’apprête à prononcer. “Non, mais c’est un cauchemar, on fait tout à la va-vite. Tout est difficile”, raconte Elisabeth Borne. Une fois dans l’hémicycle, le premier ministre est monté à la tribune de l’Assemblée nationale, retrouvant des accents plus institutionnels. Plus précisément, il a appelé l’opposition à donner “un sens et une vertu au mot engagement”.

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