Les allocations familiales et le RSA feront l’objet d’une augmentation en avril 2023. Les pensions de retraite seront augmentées à partir de janvier 2023, selon les informations rapportées par Les Échos ce dimanche 25 septembre.
Un peu d’aide du gouvernement
Le pouvoir d’achat des Français bénéficiera d’un petit coup de pouce du gouvernement. Justement, l’État prévoit une légère revalorisation des prestations sociales en 2023. Cela dit, à partir de janvier, les pensions de retraite subiront une augmentation de 0,8 %. Quant aux prestations familiales, elles augmenteront de 1,7 % en avril 2023.
Revalorisation des avantages sociaux et des minima sociaux 👉 pic.twitter.com/MI4vMOZhDm
— Gouvernement (@gouvernementFR) 17 avril 2017
Il en sera de même pour le Revenu de Solidarité Active (RSA). Ce sont Les Echos qui ont révélé cette information dimanche 25 septembre. Le gouvernement avait déjà prévu la revalorisation des prestations sociales pour faire face à la forte hausse des prix.
Pour ce faire, il s’est appuyé sur l’inflation actuelle. Habituellement, il est basé sur l’année précédente. Or, en janvier 2022, les pensions de retraite ont augmenté de 1,1 %. Quelques mois plus tard, le 1er janvier 2022 exactement, ces mêmes pensions ont connu une nouvelle revalorisation. Cette fois, 4 %.
Parallèlement, le gouvernement a également augmenté les allocations familiales et le RSA. +1,8% en avril et +4% en juillet.
Une augmentation résiduelle au 1er janvier 2023
Selon Les Echos, l’évaluation par l’exécutif de la revalorisation moyenne des retraites au cours de l’année 2022 est de 3,1%. Cette évaluation figure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023.
Le document précise que les Français devraient donc bénéficier d’une hausse résiduelle au 1er janvier 2023. Une hausse résiduelle estimée à 0,8% afin de s’aligner sur l’inflation de 2022. Il en va de même pour les allocations familiales et le RSA qui augmenteront de 1,7% . Une augmentation prévue pour le 1er avril 2023.
Il semble que l’inflation devrait encore être élevée l’an prochain, à +4,3 %. Cela dit, il devrait être au centre des débats à l’Assemblée nationale à partir de la mi-octobre. Notamment lors de l’examen du budget de la sécurité sociale.
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– Capital (@MagazineCapital) 27 juillet 2022
La coalition de gauche a déjà fait une demande. Elle veut une nouvelle anticipation des réévaluations alors que les Français font face à une crise. En effet, la crise énergétique pèse toujours lourdement sur le pouvoir d’achat des Français.
Le PLFSS se concentre également sur trois autres domaines
Outre les retraites et les allocations familiales, ce projet de loi de financement de la sécurité sociale touche aussi les collectivités. Cela concerne principalement trois domaines, dont la lutte contre les déserts médicaux. En effet, l’accès aux soins pour tous les Français est au cœur de ce PLFSS.
Cela dit, le texte envisage la création d’un 4e cours de pratique pour les étudiants en médecine. Selon François Braun, ministre de la Santé, cette création se fera en priorité dans les zones les moins denses. C’est Emmanuel Macron qui a annoncé cette mesure lors de sa campagne présidentielle. Une mesure qui ne convainc pas tout le monde.
Quant aux collectivités, le gouvernement prévoit l’installation de médecins. Le ministre a souligné l’illisibilité du système d’aides. Lors de la prochaine négociation conventionnelle entre l’assurance maladie et la médecine libérale, il sera revu. Des négociations auront lieu dans les prochaines semaines.
Il visera à réaliser un contrat unique pour les professionnels. Ceci afin d’éviter de demander une multitude de subventions. En fait, il s’agit d’un guichet unique où cette demande de support doit être faite. Un guichet unique qui représente l’Etat, l’assurance maladie et les collectivités territoriales. Nous en apprendrons plus sur les détails de cet appareil lors du CNR du 4 octobre.
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— Le JDD (@leJDD) 23 septembre 2022
La création d’un service public de garde d’enfants
Le deuxième axe central de ce PLFSS est la mise en place progressive d’un service public de la petite enfance. Ce texte doit poser la première pierre de ce service dans la continuité du Plan pendant les 1000 premiers jours. C’est en tout cas ce que souligne le cabinet du ministre des Solidarités. La réforme du complément de libre choix de la modalité de soins (CMG) constitue cette pierre.
Pour le recours à une nounou, la charge restante pour les parents est actuellement plus élevée. Beaucoup plus important que pour une place en maternelle, soit 60% des jeunes enfants. Le gouvernement assure qu’à partir de 2025 et avec la mise en œuvre complète du nouveau système, il y aura une harmonisation des paiements de poche.
Dès 2023, le nombre de places en maternelle doit augmenter. L’objectif est d’atteindre 200 000 places supplémentaires d’ici 2033. Par ailleurs, le gouvernement souhaite également augmenter le soutien aux familles monoparentales. Jean-Christophe Combe a rappelé qu’« un tiers de ces familles vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté. Jean-Christophe Combe est ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.
Ainsi, leurs allocations familiales passeront de 123,54 euros à 185,33 euros par mois et par enfant, à partir de novembre 2022. Pour ces familles, la CMG s’appliquera également jusqu’à l’âge de 12 ans. Actuellement, il ne s’étend qu’à 6 ans. Au total, pour les enfants et les familles, le coût de l’investissement est de 1,5 milliard d’euros.
Garde d’enfants : “Mon gouvernement veut construire un vrai service public de la petite enfance avec les collectivités”, déclare @Elisabeth_Borne. #DirectAN pic.twitter.com/fhYREEC6P9
– LCP (@LCP) 6 juillet 2022
Accompagnement à l’autonomie des personnes âgées
Le troisième axe fait référence au soutien à l’autonomie des personnes âgées. Le nouveau gouvernement a enterré la grande loi de l’autonomie des personnes âgées. Cependant, il a fourni des moyens supplémentaires pour aider le secteur dans l’urgence et à long terme.
En termes d’autonomie, les dépenses augmenteront de 5,2 %. Cela représente une dotation d’environ 1 500 millions d’euros. Pour répondre à l’urgence, le PLFSS prévoit une dotation de 440 millions d’euros pour les structures à partir de 2022.
inflation
En effet, l’inflation touche aussi les établissements médico-sociaux comme le reste de la société française. Par ailleurs, le PLFSS prévoit également d’étendre la hausse salariale au secteur associatif.
Et ce, selon le modèle de la hausse du point d’indice, annoncé mi-septembre. Il s’agit de répondre à l’urgence du manque de personnel. Pour couvrir ces dépenses pour l’année 2023, une dotation de 670 millions d’euros est prévue.
Par ailleurs, des mesures sont prévues pour préparer la transformation de l’offre d’aide à domicile et en établissement. Il s’adresse aux personnes âgées dépendantes. Aux Ehpad, nous avons budgétisé, pour 2023, 3 000 des 50 000 places d’aidant promises pour le quinquennat.
De plus, pour répondre au scandale Orpea, il y a une rubrique sur la transparence financière des établissements privés. Jean-Christophe Combe a souligné un effort important pour maintenir les personnes âgées à domicile. La création de 4 000 places SSIAD renforcera les services de soins infirmiers à domicile.
Deux heures par semaine seront ajoutées au plan d’aide aux bénéficiaires de l’APA à domicile. Le ministre a précisé qu’ils mettront en œuvre la mesure en étroite collaboration avec les départements qui financent l’APA.