Avant Tottenham – OM/Igor Tudor 3-4-3 dans l’épreuve de la Ligue des Champions

16 points sur 18 possibles réalisés en Ligue 1, une série de quatre victoires en Liga : tout va bien à l’OM, ​​grâce à lui. Le début de saison du club marseillais a levé une bonne partie du doute sur le management de Tudor, qui avait rapidement fait monter la température interne après son arrivée. Mais – et c’est normal – toutes les questions n’ont pas trouvé de réponse. Et l’un d’entre eux concerne la viabilité du système de jeu de l’OM au plus haut niveau.

Ce fameux système en 3-4-3 et son animation, qui contraste fortement avec ce que proposait l’OM de Jorge Sampaoli, n’a pas encore vraiment été remis en cause. Pas d’offense à Reims, Brest, Nantes, Nice (en totale reconstruction) Clermont et Auxerre, Marseille n’ont pas encore affronté un adversaire de leur taille en championnat, même s’ils ont été snobés par le club breton. Tudor (et son système), n’ont d’expérience européenne que dans 8 matches de groupe de la Ligue Europa, hors barrages.

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L’OM rencontre la spécialiste du genre

Pour ce nouvel OM, son entraîneur et son 3-4-3, le déplacement de mercredi à Tottenham sera donc le premier vrai test de la saison. Et quelle épreuve. Le club olympique n’affrontera pas seulement un gros poisson de Premier League à Londres, avec l’intensité que cela implique. Il affrontera une formation habituée à utiliser régulièrement une défense à trois depuis 2016, d’abord sous Mauricio Pochettino, puis avec parcimonie sous José Mourinho. Et à un entraîneur, Antonio Conte, qui a évolué tactiquement pour faire de cette organisation sa spécialité, non sans quelques variantes.

Antonio Conté

Crédit : Getty Images

L’enjeu sera donc multiple dans ce match en 3-4-3, à commencer par le divertissement. Là où Conte alignait deux milieux défensifs et une véritable ligne de trois attaquants composée de Heung-min Son, Harry Kane et Dejan Kulusevski, l’OM de Tudor ne joue jamais avec plus d’un “vrai” attaquant. C’était Arkadiusz Milik au départ. C’est désormais Alexis Sánchez, avec Luis Suárez en lice, qui devrait avoir lieu mercredi puisque le Chilien sera suspendu alors que Bamba Dieng et Cédric Bakambu n’ont pas été retenus.

Comment défendre ?

Le 3-4-3 de Tudor est donc plus précisément un 3-4-2-1, avec deux joueurs soutenant l’attaquant. Entre ces deux supports, il y a toujours au moins un milieu de terrain “pur” – Gerson ou Matteo Guendouzi, quand ce n’est pas les deux – accompagné d’un profil de milieu offensif ou d’ailier, comme Dimitri Payet ou Cengiz Ünder. Ainsi, l’OM pourrait se retrouver numériquement supérieur dans l’entrejeu, avec Guendouzi ou Gerson capables de décrocher pour travailler aux côtés de Valentin Rongier, Jordan Veretout ou Pape Gueye en phase défensive.

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Pas de luxe face à deux problèmes que les Spurs pourraient poser dans cette partie du rectangle vert : le défi physique imposé, en premier lieu, avec notamment le gros volume de Pierre-Emile Højbjerg. Mais aussi et surtout les arrêts d’Harry Kane, parfois pour jouer en soutien, souvent pour tourner et projeter ses coéquipiers comme un numéro 10. Cela revient à donner plus de marge de manœuvre aux trois opposés centraux dans le temps de se relancer. Mais ceux de Tottenham, à moins que Clément Lenglet n’ait dû débuter, ne sont pas forcément connus pour être des spécialistes de l’exercice.

Au contraire, les trois attaquants pourraient mettre la pression sur les trois défenseurs centraux adverses. Une option plus risquée qui avait été choisie face à Clermont, la seule équipe qui avait jusqu’ici calqué son système sur celui de l’OM. Guendouzi et Payet accompagnaient donc Sánchez au pressing, Gueye suivait Johan Gastien, la sentinelle opposée, lors de sa collecte. Et forcément, tout ce petit monde a laissé des espaces derrière lui. Le genre d’espaces que Kane aime. Alors le premier défi est là : adapter son système à un adversaire supérieur.

Un avantage dans les couloirs ?

Autre point évidemment important dans ce schéma : l’animation des couloirs. Le spécialiste en activité Jonathan Clauss et un Nuno Tavares en pleine forme seront à la barre. Tous deux font partie des grandes forces de l’OM en ce début de saison. Et ils ont de bonnes chances d’affronter leur homologue le plus coriace cette saison.

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L’ancien Lensois opposera Ryan Sessegnon, au profil offensif, ou Ivan Perisic, vice-champion du monde en titre et lui aussi habitué à ce rôle de piston, qui s’était très bien maintenu à l’Inter avec ce même Conte pendant le titre. saison Le Portugais devrait avoir Emerson Royal devant lui. Le jeune Brésilien, qui a joué pour le Betis et le Barça, est le titulaire incontesté de l’aile droite à Londres. Capable du meilleur comme du pire, il a tout de même une grande capacité à répéter les courses, à l’image du joueur prêté par Arsenal. Il sera le dernier à se fatiguer.

Devant Kane, Son et compagnie, l’OM attendra collectivement

Une grande partie de l’animation offensive des deux équipes dépendra de ces couloirs, qui ont aussi plusieurs points communs lorsqu’ils ont le ballon. A commencer par sa tendance à coincer son adversaire d’un côté pour le renverser de l’autre. Mais aussi le fait qu’ils travaillent le plus possible dans des transitions rapides vers l’avant, avec un jeu direct.

Il faudra voir qui fera mieux devant son miroir qui, en somme, n’est que de loin. Mais individuellement, Tottenham repart avec un gros avantage avec un duo Kane-Son, qui se connaît parfaitement, et un Kulusevski très bien greffé. Sans compter la contribution de Richarlison pendant le match.

Sur le papier, l’OM est bien moins armé offensivement, surtout sans Sánchez. Il viendra surtout gêner son rival, lui aussi à l’extérieur. Et c’est en cela aussi que cette rencontre sert de preuve. Opposant pour la première fois une équipe supposée supérieure à lui, c’est pour sa force, sa cohérence collective, que le club phocéen sera attendu en premier. Et ainsi de suite sur votre système.

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