Ces attentats sont survenus deux jours après l’explosion qui a gravement endommagé le pont russe en Crimée.
A la frontière nord de l’Ukraine, la Biélorussie a fait craindre un nouveau front, annonçant un déploiement non précisé de troupes russo-biélorusses.
“Ils essaient de nous détruire tous, de nous effacer de la surface de la terre”, a réagi lundi matin le président ukrainien Volodymyr Zelensky alors que des missiles russes frappaient des villes ukrainiennes. Mais “l’Ukraine ne peut pas être intimidée”, a-t-il déclaré plus tard dans son discours de l’après-midi, promettant de “réparer tout ce qui a été détruit”.
Le président russe Vladimir Poutine a justifié ces bombardements “massifs” par l’attaque “terroriste” de Kyiv sur le pont reliant le territoire russe à la Crimée (sud), la péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.
Les attentats ont fait au moins 11 morts et 89 blessés en Ukraine, selon le dernier bilan de la police. Le Premier ministre Denis Chmygal a indiqué que 11 infrastructures majeures ont été endommagées dans huit régions, en plus de la capitale.
“Ils veulent détruire le système énergétique”, a déclaré Volodymyr Zelensky, alors que les coupures d’électricité frappent de nombreuses régions.
L’Ukraine a annoncé qu’elle arrêterait ses exportations d’électricité vers l’Europe après ces grèves.
L’Union européenne a estimé qu’ils s’apparentaient à des “crimes de guerre” dont les responsables devront être “responsables”, et a demandé à la Biélorussie de “ne pas faire partie de l’agression brutale menée par la Russie”.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé “une escalade inacceptable”.
Tous les pays des Nations unies se sont réunis lundi à New York (Etats-Unis) en assemblée générale d’urgence. L’ambassadeur d’Ukraine à l’ONU, Sergiy Kyslytsya, a accusé la Russie d’être “un État terroriste qui doit être dissuadé de la manière la plus forte possible”.
L’Otan, à laquelle l’Ukraine souhaite adhérer, a condamné “des attaques horribles et aveugles” contre des infrastructures civiles et a promis son soutien à Kyiv “aussi longtemps que nécessaire”, selon son secrétaire général Jens Stoltenberg.
Le président américain Joe Biden a condamné la « brutalité absolue » des attentats russes et son secrétaire d’État Antony Blinken a assuré l’Ukraine du « soutien » de Washington après ces « horribles attentats ».
Le président ukrainien a annoncé dans la soirée avoir discuté avec Biden après les frappes. Ce dernier a promis à M. Zelensky “continuera à fournir à l’Ukraine ce dont elle a besoin pour se défendre, y compris des systèmes avancés” de défense aérienne, selon un communiqué de la Maison Blanche.