L’ESSENTIEL
- Pour les médicaments conservés entre 2 et 8°C, il est recommandé de les utiliser assez rapidement une fois sortis du réfrigérateur en cas de température extérieure élevée.
- Les traitements stockés en dessous de 25 ou 30°C ne doivent pas être exposés trop longtemps à des températures élevées.
- Les œufs, suppositoires, pommades et crèmes changent d’aspect, plus précisément ils se ramollissent, voire se liquéfient, lorsqu’ils sont exposés à la chaleur.
Depuis dimanche soir, des records de température ont été battus dans de nombreuses régions de France. Ce 19 juillet, 70 départements sont mis sous surveillance orange “canicule”. Pour rappel, une exposition prolongée à la chaleur est une atteinte à l’organisme. L’exposition à des températures élevées peut provoquer un coup de chaleur, une déshydratation ou aggraver des conditions préexistantes.
“La prise de certains médicaments peut aggraver les effets liés à la chaleur, notamment chez les personnes à risque”, prévient le ministère de la Santé. Selon l’Assurance Maladie, l’utilisation de certains traitements pendant la canicule peut empêcher ou perturber la thermorégulation de l’organisme. Cette incapacité du corps à maintenir sa température normale peut rapidement endommager des organes vitaux, comme le cerveau et le foie.
Quels sont les médicaments à risque ?
Parmi les traitements qui peuvent augmenter les effets de la canicule ou rendre difficile l’adaptation de l’organisme à la chaleur, on retrouve :
- Les médicaments qui provoquent ou aggravent la déshydratation, comme les diurétiques, par exemple.
- Traitements qui interfèrent avec la fonction rénale, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l’aspirine, certains antihypertenseurs, les antibiotiques, les antidiabétiques ou les antiviraux.
- Médicaments qui aggravent les problèmes de thermorégulation, comme certains neuroleptiques, antiparkinsoniens, antidépresseurs, vasoconstricteurs ou hormones thyroïdiennes.
- Les traitements qui limitent l’augmentation du débit cardiaque, comme les bêta-bloquants.
- Médicaments anti-migraineux, qui peuvent prévenir la vasodilatation ou réduire la transpiration.
- Les traitements qui réduisent la vigilance et la capacité à adapter le comportement pour lutter contre la chaleur, comme les somnifères ou les anxiolytiques.
Consultez votre médecin
“Bien que certains médicaments puissent jouer un rôle dans l’aggravation des problèmes liés aux fortes chaleurs, cela ne justifie jamais d’arrêter un traitement de sa propre initiative, voire de le réduire ou de l’interrompre pendant quelques jours”, précise l’Assurance maladie.
En cas de chaleur, il est recommandé aux personnes à risque ou sous médication de consulter leur médecin qui évaluera leur situation. « Les effets des drogues ne sont souvent problématiques que s’ils sont liés à certains contextes », peut-on plutôt lire. Il est fortement déconseillé de prendre de nouveaux traitements sans avis médical.