Covid-19 : Edouard Philippe cité fin octobre devant la Cour de justice de la République

L’ancien premier ministre, Edouard Philippe, est convoqué le 24 octobre devant la commission d’enquête de la Cour de justice de la République (TJR) pour une éventuelle mise en accusation dans l’enquête sur la gestion du Covid-19, a rapporté franceinfo de source proche. . fichée le mardi 11 octobre, confirmant une information du Monde. Contactés par franceinfo, les avocats d’Edouard Philippe se sont refusés à tout commentaire.

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La CJR, seule habilitée à juger des ministres pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, a ouvert une information judiciaire en juillet 2020, à la suite d’allégations d’associations de victimes du Covid-19. Ils ont estimé que le gouvernement avait mal anticipé puis réagi trop tard à la propagation du virus lors de la première vague.

Edouard Philippe sera interrogé par les trois juges de la “commission d’enquête” du tribunal. Un trio de magistrats qui, depuis l’été 2020, tente de déterminer si des membres de l’exécutif ont pu être responsables des résultats de l’épidémie de Covid-19. Ils étudient l’enchaînement précis des événements : le calendrier des commandes de masques, par exemple, pour activer la cellule de crise interministérielle ou encore pour tenir les élections municipales de mai 2020. Gendarmes et policiers ont déjà procédé à des perquisitions, chez d’Edouard Philippe à particulier .

Aux côtés de franceinfo, l’avocat de l’association CoeurVide19, Me Yassine Bouzrou, estime qu’Edouard Philippe “n’a pas demandé à son gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre l’épidémie et protéger la population. Dès lors, il doit être accusé de mettre en danger la vie de autres.et s’abstenir délibérément de lutter contre une catastrophe.

Dimanche 9 octobre, l’ancien premier ministre a déclaré, dans un entretien au Parisien, “contester vigoureusement les charges retenues contre lui”. Il devra en convaincre les juges d’instruction le 24 octobre. A l’issue de l’interrogatoire, les magistrats peuvent décider de l’inculper pour “mise en danger de la vie d’autrui” et “s’abstenir volontairement de combattre une catastrophe”. Ou laissez-le sous la condition plus favorable de “témoin assisté”.

Dans cette affaire, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn a été accusée le 10 septembre 2021 de “mise en danger de la vie d’autrui” par les trois magistrats qui composent la “commission d’enquête” de la Cour de justice de la République. Des plaintes sont également dirigées contre Olivier Véran, le successeur d’Agnès Buzyn. L’actuel porte-parole du gouvernement a vu ses bureaux perquisitionnés mais n’a pas encore été convoqué.

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