La reconstruction a duré de 20 heures le mardi jusqu’à 2 heures du matin le mercredi. Voici ce qu’il faut retenir.
Delphine Jubillar a disparu il y a deux ans. L’infirmière, mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Pas de scène de corps, pas de scène de crime, mais un suspect : son mari, Cédric Jubillard. Cet artisan-plâtrier a été inculpé le 18 juin 2021 pour meurtre conjugal. Depuis, il est incarcéré à la maison d’arrêt de Seysses près de Toulouse.
La reconstitution attendue demandée par la défense a eu lieu ce mardi soir. C’est ainsi qu’un dispositif important a été déployé autour de la maison Jubular mais aussi à Cagnac-les-Mines, commune de 2 500 habitants située dans le Tarn.
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De huit heures du soir jusqu’à 2 heures du matin ce mercredi, les enquêteurs ont tenté de retracer le déroulement de cette soirée au cours de laquelle l’infirmière a disparu. Le tout avec la présence de Cédric Jubillar, qui n’a pas cillé. Alors que certains comptaient sur cette rencontre pour faire passer aux aveux le principal suspect, celui-ci s’en est tenu à sa ligne de défense, continuant de le nier.
Cependant, plusieurs éléments de l’enquête ont pu être vérifiés.
L’avocat des proches de Delphine Jubillar, Mourad Battikh, “a pu vérifier que les cris entendus par le voisin pouvaient être entendus à 130 mètres sans aucune difficulté, donc le témoignage du voisin (…) est encore plus crédible”. ce soir”. “De la même manière nous avons pu avancer sur les verres qui se sont retrouvés dans plusieurs pièces (…) sur lesquelles Cédric Jubillar n’a pas pu s’expliquer”.
Selon BFM TV, la voiture de Delphine, qui aurait pu être déplacée et donc utilisée durant la nuit, a également fait l’objet d’une reconstitution, “sous les yeux d’un Cédric Jubular stoïque”.
“Un scénario se dessine”
Pour Maître Laurent Boguet, avocat du fils aîné du couple Jubillar, la trace d’une dispute qui a dégénéré devient plus évidente. “C’est un scénario qui se dessine. Effectivement d’une situation qui est décrite comme celle d’une rupture qui survient au niveau d’un couple. Une rupture qui a été émaillée ces derniers jours, ces dernières semaines, par un un certain nombre de Et, en effet, on peut imaginer qu’à partir de ce soir-là, une explication certes un peu définitive compte tenu du contexte général, aurait pu permettre à Delphine d’envisager qu’elle pouvait annoncer une séparation définitive à Cédric. doute, ces propos sont parfois perçus comme trop douloureux, sans doute que cette dispute a dégénéré et qu’en réalité elle pourrait se terminer par des coups fatals. Et je veux dire à volonté, si c’est ce scénario qui est privilégié, de la personne intéressée à éviter les conséquences d’un acte qu’il a commis dans un contexte quelque peu instinctif voire passionnel ».
Pour les avocats de la défense et notamment Alexandre Martin : « Personne n’a pu, je parle du parquet et des juges d’instruction, présenter une scène de crime. Ainsi, nous avons reconstitué les petits points de ce soir.
Pour Maître Chamni, avocat des enfants Jubillar : « On peut porter des jugements sans corps. Il faut arrêter de se le mettre dans la tête. Aujourd’hui il y a une réalité, c’est qu’il y a suffisamment d’éléments à mon avis pour envoyer Me Jubillar. à une cour d’assises ».