États-Unis : Tesla et Apple tirent toujours Wall Street vers le bas

La Bourse de New York, le 15 novembre 2022. BRENDAN MCDERMID / REUTERS

Tesla, qui a perdu 12 % en une journée, Apple, dont la capitalisation boursière est passée sous la barre des 2 milliards de dollars (1,895 milliard d’euros) alors qu’elle valait plus de 3 milliards de dollars il y a un an, et Wall Street clôturant, mardi 3 janvier, sa première jour de 2023 dans le rouge. Ceux qui espéraient un répit en début d’année le font à leurs dépens, après l’annus horribilis de 2022.

En 2022, la bourse américaine a connu sa pire performance depuis la grande crise financière de 2008 : l’indice Nasdaq, riche en valeurs technologiques, a perdu un tiers de sa valeur, le S&P 500, qui représente les grandes entreprises, un cinquième en a chuté.

Le comportement du Dow Jones, calculé de manière très complexe, avec une baisse limitée à 9,5 %, est trompeur : c’est le bérézin général, à l’exception des valeurs pétrolières, qui a été tiré par la crise en Ukraine. Selon l’agence Bloomberg, en 2022 toutes les bourses du monde ont perdu 25 000 milliards de dollars, mais c’est de loin l’effondrement des géants technologiques qui domine.

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Dans le détail, les fameux “Gafam” – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft -, qui sévissent depuis l’éclatement de la bulle Internet au début du siècle, font grise mine : Google, le géant de la publicité numérique est tombé. plus de 40 % et une valeur de seulement 1,15 milliard de dollars ; Apple a fait fondre 1 000 milliards de dollars ; Amazon, la société de distribution fondée par Jeff Bezos, a vu son cours de bourse divisé par deux et a perdu 875 milliards de dollars ; Microsoft, le géant créé par Bill Gates, a chuté de 30 % : après avoir valu plus de 2 500 milliards de dollars, il est retombé en dessous de 1 800 milliards de dollars.

Elon Musk détrôné par le Français Bernard Arnault

Dans cette bataille, Meta (ex-Facebook), la société de Mark Zuckerberg, est un nain, avec une valeur qui passe de plus de 900 milliards de dollars à environ 320 milliards. Enfin, Tesla, la société automobile développée par Elon Musk, ne vaut plus que 340 milliards de dollars, après avoir atteint un sommet de 1,25 billion de dollars. A titre de comparaison, les quarante entreprises françaises du CAC 40 valent 2,3 milliards de dollars.

Dans ce contexte, les milliardaires, qui avaient vu la valeur de leurs entreprises augmenter pendant la crise du Covid-19 en raison d’une politique monétaire ultra-accommodante, ont des fortunes moins fabuleuses.

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Elon Musk, autrefois l’homme le plus riche du monde, est désormais l’homme qui a perdu le plus d’argent dans l’histoire de la planète : il a vu sa fortune réduite de plus de 200 milliards de dollars par rapport au pic atteint à l’automne 2021 et ne pèse désormais “que” 128 milliards de dollars, selon l’agence Bloomberg. M. Musk est désormais détrôné par le Français Bernard Arnault, à la tête de l’empire du luxe LVMH, l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée par Bloomberg à 164 milliards de dollars.

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