Dans une étude de la KU Leuven, il est apparu que le risque de développer une maladie cardiovasculaire est en moyenne 1,56 fois plus élevé chez les patients atteints d’une maladie auto-immune.
Par Belga Publié le 27/08/2022 à 22:31 Temps de lecture : 2 min
Les personnes atteintes d’une maladie auto-immune ont un risque plus élevé de développer une maladie cardiovasculaire, selon une vaste étude menée par la KU Leuven. Le risque augmente surtout chez les jeunes patients.
Les chercheurs de cette étude internationale ont recherché des liens entre 19 des maladies auto-immunes les plus courantes et les maladies cardiovasculaires. Ils étaient basés sur des données anonymisées du «Clinical Practice Research Datalink», un service de recherche du ministère britannique de la Santé. 22 millions de dossiers de patients ont été examinés.
Il en est ressorti que le risque de développer une maladie cardiovasculaire est en moyenne 1,56 fois plus élevé chez les patients atteints d’une maladie auto-immune. Le risque augmente encore avec l’accumulation de plusieurs maladies auto-immunes. La sclérodermie systémique, la maladie d’Addison, le lupus et le diabète de type 1 font partie des affections les plus à risque.
Dans l’ensemble, l’influence de l’auto-immunité sur la santé cardiovasculaire semble être beaucoup plus importante qu’on ne le pensait auparavant, rapporte l’équipe de chercheurs.
Ils ont également constaté que le risque supplémentaire de développer une maladie cardiovasculaire est plus élevé chez les patients atteints d’une maladie auto-immune et âgés de moins de 55 ans.
“On voit que le risque supplémentaire est comparable à celui du diabète de type 2. Mais lorsque des mesures spécifiques sont prises chez les patients diabétiques pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires, ce n’est pas le cas chez ceux atteints de maladies auto-immunes”, précise le directeur de recherche. Nathalie Conrad (KU Louvain). “Ces résultats montrent que nous devons agir.”
Les résultats de la recherche sont présentés ce week-end lors de la réunion annuelle de la Société européenne de cardiologie et sont publiés dans The Lancet.