Une policière iranienne (à gauche) lors d’un contrôle vestimentaire strict en juillet 2007 à Téhéran. BEHROUZ MEHRI / AFP
Le procureur général iranien Mohammad Jafar Montazeri a annoncé samedi que les autorités compétentes avaient retiré la police morale, selon l’agence de presse ISNA dimanche 4 décembre. “La police morale n’a rien à voir avec le pouvoir judiciaire, et elle a été abolie par ceux qui l’ont créée”, a-t-il déclaré samedi soir dans la ville sainte de Qom.
La police morale, connue sous le nom de Gasht-e Ershad, a été créée sous le président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad pour « répandre la culture de la décence et du hijab ». Il se composait d’hommes en uniforme vert et de femmes en tchador noir, qui couvre la tête et le haut du corps. Cette unité a commencé ses patrouilles en 2006.
Signifiant littéralement “Patrouille d’orientation islamique”, c’est la police qui a arrêté Mahsa Amini, l’accusant d’avoir enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique. La mort de la Kurde iranienne de 22 ans le 16 septembre, trois jours après son arrestation, a déclenché un vaste mouvement de protestation dans le pays.
Lire le récit : Article réservé à nos abonnés En Iran, la colère monte après la mort de Mahsa Amini, devenue un symbole de la brutalité du régime
Le monde avec l’AFP
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