Mission Artemis : 2ème test de la méga-fusée de la NASA

Six semaines dans l’espace

En plein week-end prolongé aux Etats-Unis, jusqu’à 400 000 personnes sont attendues pour admirer le décollage, la plupart depuis les plages environnantes.

De nombreux astronautes ont également fait le déplacement, dont le Français Thomas Pesquet.

Le remplissage des réservoirs de la fusée avec son carburant cryogénique – environ trois millions de litres d’hydrogène et d’oxygène liquides – doit commencer tôt le matin.

Une fuite avait été constatée à ce stade lundi, avant qu’un problème de refroidissement moteur ne finisse par annuler le lancement. Depuis lors, la NASA a travaillé pour résoudre ces problèmes.

En cas de succès, deux minutes après le décollage, les propulseurs retomberont dans l’Atlantique. Après huit minutes, la scène principale se déroule à son tour. Puis, après environ une heure et demie, une dernière poussée depuis l’étage supérieur mettra la capsule en route vers la Lune, qu’il faudra plusieurs jours pour atteindre.

Le voyage devrait durer environ six semaines au total. Orion s’aventurera jusqu’à 40 000 miles derrière la Lune, plus loin que tout autre vaisseau spatial habitable à ce jour.

L’objectif principal d’Artemis 1 est de tester le bouclier thermique de la capsule, le plus grand jamais construit. Lors de son retour dans l’atmosphère terrestre, il devra supporter une vitesse de 40 000 km/h et une température deux fois moins chaude que celle de la surface du Soleil.

Au total, le navire doit parcourir environ 2,1 millions de kilomètres pour atterrir dans l’océan Pacifique.

Atterrissage sur la Lune en 2025

Le plein succès de la mission serait un soulagement pour la Nasa, qui prévoyait initialement un premier lancement en 2017 pour SLS, et qui d’ici fin 2025 aura investi plus de 90 milliards de dollars dans son nouveau programme lunaire, selon un audit public. .

Le nom Artemis a été choisi d’après une figure féminine, la sœur jumelle du dieu grec Apollon, faisant écho au programme Apollo, qui n’a envoyé que des hommes blancs sur la surface lunaire entre 1969 et 1972.

Cette fois, la NASA veut permettre à la première personne de couleur et à la première femme de marcher sur la lune.

Comme pour accentuer le symbole, c’est la première femme directrice de lancement de la NASA, Charlie Blackwell-Thompson, qui donnera le “go” final au décollage samedi.

Après cette première mission, Artemis 2 emmènera des astronautes sur la Lune en 2024, sans y atterrir. Un honneur réservé à l’équipage d’Artemis 3, au plus tard en 2025. D’ici là, la Nasa veut lancer environ une mission par an.

Ensuite, il s’agira de construire une station spatiale en orbite lunaire, appelée Gateway, et une base à la surface de la Lune.

Là-bas, la NASA veut tester les technologies nécessaires pour envoyer les premiers humains sur Mars : de nouvelles combinaisons, un véhicule pour se déplacer, une éventuelle utilisation de l’eau lunaire…

Un aller-retour pluriannuel vers la planète rouge à bord d’Orion pourrait être tenté à la fin des années 2030, selon le chef de la NASA, Bill Nelson.

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