L’Agence européenne des médicaments a autorisé vendredi l’utilisation d’une nouvelle technique d’injection du vaccin monkeypox. Le procédé, administré juste sous la couche supérieure de la peau et non plus en profondeur, permet d’économiser du produit.
Images belges Par AFP Publié le 19/08/2022 à 17:14 Temps de lecture : 2 min
L’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé vendredi une nouvelle technique d’injection du vaccin contre le monkeypox, qui permettra de vacciner davantage de personnes et ainsi d’éviter une éventuelle pénurie.
Les pays européens peuvent désormais administrer le vaccin Imvanex juste sous la couche supérieure de la peau (par voie intradermique) et non plus en profondeur (par voie sous-cutanée) comme c’est le cas actuellement, et donc n’utiliser qu’un cinquième de la dose, précise l’EMA dans un communiqué.
Cette technique, qui utilise une dose plus faible de vaccin, produit la même immunité avec un niveau d’anticorps équivalent que l’autre méthode, mais le risque d’irritation cutanée est plus important, a averti l’organisme de surveillance basé à Amsterdam.
“Les autorités nationales peuvent décider, à titre de mesure temporaire, d’utiliser Imvanex par injection intradermique à une dose plus faible pour protéger les personnes à risque lors de l’actuelle épidémie de monkeypox, tant que l’approvisionnement en vaccins sera limité”, a déclaré l’EMA.
La commissaire européenne Stella Kyriakides a souligné que cette autorisation était une “décision extrêmement importante car elle permet à cinq fois plus de personnes de se faire vacciner avec les stocks de vaccins dont nous disposons actuellement”.
“Cela garantit un meilleur accès à la vaccination pour les personnes à risque et les professionnels de santé”, a-t-il ajouté dans un communiqué.
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