Jusqu’au 28 juillet 2022, sur les 1 955 cas de monkeypox confirmés en France, 151 étaient localisés en Occitanie, deuxième région française la plus touchée par ce nouveau virus.
Lequel est désormais présent dans 75 pays non endémiques, où plus de 16 000 cas ont été signalés. Bien que cette maladie soit apparue pour la première fois au Royaume-Uni le 7 mai, sa propagation inquiète les autorités sanitaires au point que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la considère comme une urgence de santé publique internationale.
D’où la décision de la Mairie de Montpellier d’agir à son échelle. « Nous avons un devoir de protection et notre conseil doit agir, comme nous l’avons fait lors de l’épidémie de Covid. C’est pourquoi nous votons d’urgence une aide exceptionnelle de 50 000 euros pour servir les populations les plus exposées à cette maladie en soutenant les associations par des actions de prévention et de promotion de la vaccination », explique Michaël Delafosse, maire et président de la Métropole de Montpellier. Il salue également le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) qui « mobilisera également des crédits ».
40 000 euros aux associations
Cette initiative vise à créer des actions de prévention et de promotion de la santé dans plusieurs structures spécifiques. Le Spot, au 16 bd d’Orient, centre de santé sexuelle montpelliérain autorisé à vacciner contre la variole du singe, recevra une enveloppe de 30 000 euros pour renforcer ses services. Les associations Aides et Enipse bénéficieront également d’une subvention de 10 000 euros pour le développement d’actions de prévention.
Il existe 3 centres de vaccination à Montpellier. Grâce au soutien de l’ARS et de la Mairie, ils vont pouvoir augmenter leur offre de vaccination dans les prochains jours. « Des mesures préventives sont mises en place pour alerter le public. L’information et la réduction des risques sont les principaux outils de lutte contre ce virus émergent. Cela passe notamment par une meilleure compréhension des symptômes et des modes de transmission. Les symptômes ne sont pas systématiques et varient d’une personne à l’autre. Parfois il n’y a pas de fièvre, parfois très peu de boutons. Des informations et de nombreux supports de prévention sont produits par des associations et des autorités, comme le site sexosafe.fr de Santé publique France. Enfin, Santé Publique France a mis en place une ligne téléphonique Monkeypox Info Service au 0 801 90 80 69, 7j/7, de 8h à 23h, pour répondre aux questions des personnes potentiellement exposées. »dit-on à la mairie de Montpellier.
Les centres de vaccination, dont le déploiement est coordonné au niveau régional par les Agences régionales de santé (ARS), sont actifs depuis plusieurs jours dans de nombreux territoires, la liste des sites de vaccination est disponible sur les sites internet des ARS.
Pour rappel, le schéma vaccinal comprend 2 doses à 28 jours d’intervalle (soit 1 dose unique pour les personnes déjà vaccinées contre la variole et 3 doses pour les personnes immunodéprimées).
Le vaccin a-t-il des effets secondaires ? « Chez certaines personnes, les vaccins peuvent provoquer une réaction au site de la piqûre, qui disparaît en une semaine »précisé par la mairie de Montpellier.
Fin juillet, le Brésil avait annoncé le décès. Au total, sept décès ont été enregistrés dans le monde depuis mai, les cinq premiers en Afrique. A chaque fois, on ne sait pas si le virus est vraiment la cause de ces décès. En Espagne, l’un des pays qui compte le plus de cas au monde, 4 298 personnes ont été infectées selon les dernières données du Centre de coordination des alertes et urgences sanitaires.
Jusqu’à présent, la plupart des personnes atteintes de monkeypox en France sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et, pour beaucoup, avec des partenaires sexuels multiples.