Une défaite sur le terrain qui a réchauffé de nombreux esprits dans les rues. A l’issue de la finale de la Coupe du monde au Qatar, au cours de laquelle l’équipe de France a été battue, plusieurs villes françaises sont le théâtre de débordements ce dimanche soir.
Tir de mortier sur les Champs Elysées
A Paris, l’avenue des Champs-Élysées, lieu traditionnel pour célébrer les victoires des Bleus, a laissé place à quelques débordements après le départ d’une partie du public à la fin du match. Des tirs de mortier d’artifice ont attaqué les forces de l’ordre en début de nuit, témoigne le journaliste Clément Lanot sur Twitter. Sur leurs images, on peut voir un important groupe de policiers, soutenus par des véhicules, alignés devant la foule.
La préfecture de police de Paris avait prévu ce week-end un important dispositif de sécurité, mobilisant plusieurs milliers de policiers et gendarmes dans la capitale et sur l’Ile de France. La surveillance a été renforcée dans le secteur des Champs Elysées, avec, surtout, un trafic limité avant le match et jusqu’à minuit.
Le préfet demande le calme à Lyon
Les incidents ont éclaté dans le centre de Lyon, a annoncé dimanche soir la préfecture du Rhône, une vingtaine de minutes après le coup de sifflet final de la rencontre. “La police est actuellement bombardée de projectiles près de la place Bellecour”, a indiqué la préfecture dans un tweet, demandant aux personnes présentes de “se désolidariser des groupes violents”.
Des incidents se produisent dans le centre de #Lyon.
La police tire actuellement des projectiles près de la place #Bellecour.
Les forces de l’ordre réagissent proportionnellement à la dispersion d’individus hostiles. pic.twitter.com/PSa5pOTRUQ
— Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes-Rhône (@prefetrhone) 18 décembre 2022
Selon Le Progrès, des poubelles ont été incendiées et des mortiers, des fumigènes et des pétards ont été lancés sur la place centrale de Lyon. Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour évacuer les lieux dont l’accès était bloqué.
Des tensions aussi à Grenoble
Dès 19 heures, des tirs de mortier ont retenti dans les rues de Grenoble (Isère), rapporte Le Dauphiné Libéré. Des poubelles ont été incendiées, des voies de tramway ont été incendiées et des feux d’artifice ont été braqués sur les forces de l’ordre venues encadrer tout débordement.
Après 20h00, de nouvelles poubelles ont été incendiées, tandis que des voitures et des vitrines de magasins ont été pillées dans le centre-ville, où les rues sont jonchées d’ordures. La situation a commencé à se calmer après 21h00, la police reprenant le contrôle des principaux carrefours du centre-ville, selon Le Dauphiné Libéré.
Rencontres à Nice
A Nice (Alpes-Maritimes), des individus “ont attaqué les forces de l’ordre et incendié des poubelles dans le secteur Jean Médecin”, dans le centre-ville, indique sur Twitter le maire Christian Estrosi.
Nouveaux incidents graves sur l’avenue Jean-Médecin, 300 personnes se battent actuellement avec la police. Tir de mortier contre les gaz lacrymogènes. Ici à l’angle avec la rue Trachel et à l’angle de la rue de Belgique #Nice06 pic.twitter.com/MoHJ4RSOu4
— Grégory Leclerc (@GregLeclerc) 18 décembre 2022
Environ 300 personnes ont affronté la police dans la soirée, a indiqué un journaliste de Nice-Matin, décrivant des tirs de mortier contre des gaz lacrymogènes. Les pompiers se sont rendus sur place pour éteindre un incendie dans la rue.
Un blessé et un autre arrêté à Boulogne-sur-Mer
Les fumigènes ont été lancés place Dalton à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), selon Nord Littoral. Lors des débordements, qui ont nécessité la mobilisation des forces de l’ordre, un jeune homme a été blessé au visage. Plus tard, un homme a été interpellé par la police dans le même secteur, alors qu’il tentait de s’enfuir au volant d’une voiture, se dirigeant à toute vitesse vers la police.
Sept interpellations à Bordeaux
Vers huit heures du soir, des groupuscules ont incendié des poubelles et jeté des bouteilles en verre sur des policiers aux abords de la place de la Victoria à Bordeaux (Gironde), selon Sud-Ouest. Le calme est cependant revenu vers 21h30.
La police bordelaise a procédé à sept interpellations pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique”, “interdiction de port d’armes” ou “détention de feux d’artifice”, rapporte le journal local.