Pistes cyclables, stationnements, aides… Que contient le plan vélo annoncé par Elisabeth Borne

Le gouvernement veut aller de l’avant pour encourager le vélo en France. La Première ministre Elisabeth Borne a présenté, mardi 20 septembre, de nouveaux investissements dans le cadre du plan vélo. Ce “deuxième plan vélo” poursuit les objectifs de la feuille de route initiale présentée en 2018. “Le vélo est à la fois accessible, écologique, bon pour la santé (…) et aussi un atout pour notre économie”, a déclaré le chef du gouvernement. Voici ce qu’il faut retenir des annonces des dirigeants.

250 millions d’euros pour les pistes cyclables et le stationnement sécurisé d’ici 2023

Pour l’année 2023, une dotation de 250 millions d’euros sera débloquée afin d’aménager des pistes cyclables et des parkings sécurisés. Dans le détail, 200 millions iront au développement des infrastructures et 50 millions aux places de stationnement. Les municipalités peuvent solliciter des subventions pour financer leurs projets.

“Notre défi pour les prochaines années est de montrer que le vélo peut aussi être un moyen de transport en milieu rural”, a déclaré le Premier ministre, reconnaissant que, jusque-là, les efforts étaient concentrés dans les grandes villes. L’exécutif vise surtout les trajets de moins de 5 km qui représentent encore 40 % des trajets en voiture. L’objectif est que 9 % des déplacements des Français se fassent en pédalant d’ici 2024 (contre 3 % en 2018).

L’objectif est donc de poursuivre sur la lancée entamée avec le plan vélo annoncé par la Première ministre elle-même en 2018 lorsqu’elle était ministre des Transports. L’exécutif assure que 14 000 km d’aménagements cyclables supplémentaires ont été rendus possibles grâce au fonds de mobilité active. Le site du ministère de la Transition écologique se félicite d’avoir versé 365 millions d’euros à 933 projets lauréats entre 2019 et 2022.

Une commission interministérielle se réunit tous les six mois

Tous les six mois, un comité interministériel se réunira pour faire le point, “pour développer la nation cycliste que nous voulons que la France ait”, a déclaré le Premier ministre, entouré de cinq autres membres du gouvernement. Elisabeth Borne a insisté sur la dimension transversale du vélo, qui est aussi “l’un des leviers en matière de prévention sanitaire”.

Le gouvernement disposera également du conseil d’orientation des infrastructures (un organe consultatif relevant du ministère des transports) pour décider des montants futurs alloués au vélo dans les années à venir.

Développer la filière en France

“Nous voulons créer une filière française du vélo, de l’assemblage au recyclage”, a déclaré le Premier ministre. Un million de vélos devront être fabriqués par an en France à l’issue du quinquennat, contre 800 000 actuellement. Les Jeux olympiques de 2024 doivent aussi être une “vitrine” pour le secteur en France, a déclaré le Premier ministre.

L’exécutif n’a pas annoncé de nouvelles incitations pour les particuliers, mais les aides existantes comme le bonus écologique seront maintenues. “En 2021, c’est le moyen de transport le plus vendu grâce aux aides mises en place pour la réparation et l’achat de vélos”, a déclaré la Première ministre Elisabeth Borne.

Le Premier ministre entend également mettre l’accent sur l’apprentissage du deux-roues. Le gouvernement veut former toute une tranche d’âge d’ici la fin du quinquennat, soit 800 000 enfants.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *