les faits
Une patrouille de la zone de police Bruxelles-Nord a été agressée par un individu armé d’un couteau, jeudi soir vers 19h15, rue d’Aerschot à Schaerbeek. D’autres policiers sont venus en renfort et ont tiré sur l’assaillant afin de le maîtriser. Les deux policiers et l’auteur, blessés, ont été transportés à l’hôpital. L’un des policiers, qui a reçu une balle dans la nuque, est depuis décédé des suites de ses blessures.
Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral, a donné des précisions ce matin : « Un homme armé d’un couteau a attaqué un véhicule de police arrêté à un feu rouge. Avec ce couteau, l’individu a frappé la gorge du conducteur. du côté passager et l’a également poignardé avec un couteau. Ce policier a pu appeler à l’aide par radio, déclarant que son agresseur avait crié “Allah Akbar”. Le suspect a été intercepté alors qu’il fuyait et placé en garde à vue par une deuxième patrouille. L’assaillant a été blessé par balle. “Le conducteur de la voiture de police, Thomas.M (29 ans) a été transporté à l’hôpital où il est décédé. Son compagnon, Jason.P, (23 ans) a été admis aux urgences. Il a été opéré ce soir. Leurs jours ne semblent plus en danger.”
Profil
L’homme qui a poignardé deux policiers à Schaerbeek jeudi soir est un dénommé Yassine M., a indiqué ce matin le parquet fédéral. C’est un voisin d’Evere, né à Bruxelles. Il a 32 ans. Il était déjà connu des services de police pour des infractions de droit commun et figurait sur la liste de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM). Il avait déjà été incarcéré de 2013 à 2019. Déjà en 2015 il avait été dénoncé comme radicalisé et avait été transféré dans une section spécialisée de la prison d’Ittre. Il avait agressé un gardien dans cette même prison. Il était motivé par des “croyances religieuses extrémistes”.
Rechercher
On a appris ce vendredi matin que l’agresseur est connu des services de police et de renseignement belges. Cet homme d’une trentaine d’années figure dans la “base de données commune” généralement désignée sous le nom de liste “OCAM” (Coordinator of Threat Analysis). Il fait partie des “extrémistes potentiellement violents”. Cela signifie que cet homme a des opinions extrémistes et qu’il a l’intention de recourir à la violence, mais sans avoir posé aucun geste concret avant hier soir. Le fait d’être enregistré dans cette base de données ne signifie pas qu’une équipe de police suit en permanence chaque individu, mais que ces individus doivent faire l’objet d’une attention particulière.
Être inclus dans cette base de données signifie que des informations non classifiées sur cet homme ont été échangées et doivent être suivies en priorité.
De plus, l’agresseur s’était rendu au commissariat d’Evere le matin des faits. Il avait expliqué son intention de mener une attaque contre la police. L’homme a été transporté à l’hôpital avant d’être libéré. L’agression des deux policiers a eu lieu quelques heures plus tard. (> En savoir plus).
L’affaire a été transférée au parquet fédéral en raison de la possible nature terroriste de l’attentat.