Salman Rushdie : un symbole poignardé

Le célèbre écrivain d’origine indienne a subi une attaque au couteau à New York. Depuis 33 ans, sa dimension littéraire est occultée par une vision réductrice d’une œuvre large et généreuse.

Article réservé aux abonnés Par Pierre Maury et Baudouin Loos Publié le 12/08/2022 à 22:26 Temps de lecture : 5 min

Coups de couteau en colère reçus d’un individu apparaissant devant des centaines de spectateurs le 12 août alors qu’il avait à peine pris sa place sur scène : la vie de Salman Rushdie vient de basculer à nouveau, cette fois à New York où il avait vécu plus de deux ans. décennies Au moment d’écrire ces lignes, on ignorait encore si le célèbre écrivain anglo-américain d’origine indienne survivrait à l’agression dont il a été victime.

Son destin funeste s’était dessiné contre son gré lorsque, le 14 février 1989, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny, “Guide suprême de la révolution islamique” publia une fatwa (édit islamique) de Téhéran condamnant l’écrivain à mort pour blasphème et apostasie pour son roman Les versets sataniques. Salman Rushdie a probablement été le premier à surprendre, car il n’a montré aucune volonté d’attaquer l’Islam de front.

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