Simon Liberati, prix Renaudot sous le signe des Rolling Stones

PORTRAIT – Le prix Renaudot a été décerné jeudi à Simon Liberati par performance, aux éditions Grasset au restaurant Drouant à Paris. Guillaume Durand remporte le prix Renaudot d’Essay.

Un an après Amélie Nothomb, un autre personnage haut en couleur du monde littéraire est couronné du prix Renaudot. Simon Liberati, 62 ans, est arrivé à Drouant, veste ample en cuir noir sur chemise kaki, cheveux gris bouclés en cascade sur les épaules, barbe blanche et grise.

L’écrivain semblait un peu perdu. Cette victoire au Renaudot, onze ans après celle de Femina (pour Jayne Mansfield 1967) est une sacrée surprise : elle prend donc “un peu de Xanax” pour faire face au choc. Sa collègue Clara Benador, 24 ans, dont le premier roman, Les Petites Amoureuses, est sorti en début d’année chez Gallimard, semblait plus excitée que lui.

Prix ​​Goncourt et Renaudot : les coulisses d’un vote

Frédéric Beigbeder, juré influent du Renaudot, était dans un petit nuage. Les deux hommes sont amis depuis près de vingt ans. Beigbeder, éditeur de Flammarion, publie alors le premier roman de Liberati, Anthologie des apparitions. Le livre connaît un succès retentissant, tant critique (Éric Neuhoff…

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