Un bon burger bien gras a souvent l’air beaucoup plus réconfortant qu’une assiette de riz. On a alors tendance à succomber à la tentation et à privilégier la malbouffe dans notre alimentation quotidienne. Le problème c’est qu’on peut très vite devenir très accro et entrer dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.Quand on mange du gras et du sucre, on conditionne notre cerveau à ce type d’aliment et il en redemande toujours, jusqu’à ce que le point qui devient incontrôlable.
Le cerveau aime la malbouffe
Notre cerveau est biologiquement programmé pour aimer le sucre et les graisses. Consommer des aliments riches en calories et malsains surstimule nos centres du plaisir, ce qui tend à nous pousser à en consommer encore plus. Le problème est que ce mécanisme est le même que celui activé par les drogues dures, comme l’héroïne ou la cocaïne. Par conséquent, le mot dépendance est tout à fait approprié. “Lorsque nous consommons du sucre, le cerveau libère de la dopamine, c’est-à-dire l’hormone du bonheur. Ce mécanisme nous incite à consommer de plus en plus car nous avons le sentiment que le sucre nous rend heureux. Et nous tombons rapidement dans l’addiction”, explique-t-il. diététicienne et diététicienne. nutritionniste Véronique Sturbois Si ces aliments riches en graisses et en sucres ne sont pas nocifs lorsqu’ils sont consommés en petite quantité, ils le deviennent très vite lorsqu’on en abuse. Le problème ? La plupart des gens ne peuvent pas contrôler ce désir inné de gras et de sucre. Le plaisir procuré par la consommation d’aliments qui en contiennent est si intense qu’il perturbe le mécanisme de régulation de l’appétit et provoque une surconsommation de calories.
Voici quelques conseils pour réduire votre consommation de sucre :
la tentation est partout
Véronique Sturbois ajoute que nos modes de vie favorisent cette addiction à la malbouffe : “Les gens mangent de plus en plus de produits ultra-transformés, bourrés d’additifs et n’apportant rien sur le plan nutritionnel.” Pour ce nutritionniste, l’industrie alimentaire est en partie responsable de notre addiction. Tout est pensé pour nous inciter à consommer, la plupart des aliments que nous achetons regorgent d’additifs comme le sucre, les mauvaises graisses ou le sel et nous rendent accro. Dans la restauration rapide, c’est le même constat pour Véronique : “Tout est pensé pour que le client ne contrôle pas son cerveau. Quand il croque un burger, tout est pensé pour qu’on ne puisse pas se contenter d’un seul, des ingrédients à la texture et la température du sandwich “. La tentation est donc partout et il est souvent très difficile de la combattre.
Un cercle vicieux
“Nous vivons dans une société de surconsommation de ces produits ultra-transformés mais aussi dans une société sédentaire, qui n’élimine plus ce surplus de calories”, ajoute la diététicienne. Le problème est que le corps s’habitue à tout et pour continuer à le satisfaire il faut lui donner de plus en plus.En consommant des aliments hypercaloriques, le plaisir associé diminue. Il s’agit d’un phénomène scientifique, qui a été prouvé par de nombreuses études. Les circuits cérébraux associés au plaisir procuré par la nourriture se détériorent avec le temps et plus les calories sont consommées. Dès lors, ce mécanisme crée un cercle vicieux infernal : pour continuer à créer ce plaisir, il faut apporter plus de calories au cerveau, et ainsi de suite. Ce phénomène explique aussi les situations d’obésité et de surpoids souvent associées à une dépendance incontrôlable à la malbouffe. “Ces addictions entraînent des problèmes de surpoids, mais elles sont aussi dangereuses pour la santé. Elles augmentent les risques de diabète, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers hormonaux. Une consommation excessive de sucre et de graisses est vraiment nocive”, prévient Véronique Sturbois.
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Comment vaincre cette dépendance ?
Le corps a été conditionné à manger de la malbouffe depuis l’enfance, il n’est donc pas toujours facile de s’en sortir. Comme pour les drogues, vous devez arrêter de fumer. Si vous pensez que vous ne pouvez plus vous passer de la malbouffe, une cure de désintoxication est nécessaire. Pendant 3 semaines, les aliments trop gras et trop sucrés sont à éviter à tout prix afin de déshabituer le cerveau et créer de nouvelles habitudes alimentaires. « Trois semaines, c’est le temps qu’il faut au cerveau pour assimiler le changement. Pendant cette période, il faut bannir les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés et l’alcool. Et puis il faut repartir sur de bonnes bases pour ne pas rechuter, », recommande-t-il. nutritionniste.
Pour éviter de tomber dans l’addiction, il est préférable de limiter la consommation d’aliments gras et sucrés. Véronique Sturbois précise que son alimentation est à repenser : « Il est indispensable de limiter au maximum les plats cuisinés et les produits préparés. Il est préférable de cuisiner et de privilégier les aliments sans additifs. Le sucre et la malbouffe en général doivent être consommés avec modération et occasionnellement. “Il faut s’amuser, mais de temps en temps. Ça te fera plus plaisir de manger un burger si ça n’arrive pas toutes les semaines. C’est un peu la cerise sur le gâteau”, conclut Véronique Sturbois.