La grippe revient chaque année et cause de nombreux décès, car le vaccin ne peut pas prendre en compte toutes les souches du virus. Pour arriver à un vaccin universel, les chercheurs s’appuient sur l’ARN messager.
Un vaccin universel contre la grippe pourrait voir le jour en 2024. – Illustration Publication : 26 novembre 2022 à 16h09 Temps de lecture : 2 min
Légèrement éclipsée par le Covid depuis deux ans, la grippe est toujours très présente chaque année et fait toujours plus de morts malgré le vaccin. Les chercheurs ont passé plusieurs années à essayer de créer un vaccin universel contre toutes les souches du virus.
La technologie des ARN messagers, utilisée pour le vaccin contre le Covid-19, semble être une piste intéressante pour les spécialistes, qui pourraient lancer leur vaccin en 2024 si tous les tests sont validés.
650 000 décès chaque année
Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie sont à l’origine de l’étude sur le vaccin contre la grippe à ARN messager, et cette dernière montre des résultats prometteurs. Les spécialistes recherchent depuis plusieurs années un vaccin universel contre la grippe.
“Les vaccins contre la grippe saisonnière offrent peu de protection contre les souches du virus de la grippe pandémique. Il est difficile de créer des vaccins efficaces avant une pandémie car on ne sait pas quel sous-type de virus de la grippe causera la prochaine pandémie”, expliquent les chercheurs dans le magazine Sciences. Si pour beaucoup la grippe reste anodine, elle cause tout de même la mort de 650 000 personnes chaque année dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé.
Un vaccin en forme d’espoir
En France, elle touche chaque année entre 2 et 8 millions de personnes, et est responsable d’une surmortalité de 10 000 à 15 000 personnes, selon l’Institut Pasteur. C’est pourquoi un vaccin universel contre la grippe est un espoir.
“Le potentiel est énorme, et je pense que nous sous-estimons parfois ces gros virus respiratoires”, a déclaré John Oxford, virologue à l’Université Queen Mary de Londres. Les premiers tests sur animaux de laboratoire ont été réalisés et sont satisfaisants, avant le début des essais cliniques.
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